C'est sur le bord, le limbe, que l’exprimable achoppe ou s’amorce; où l'idée, via le percept puis le souffle précédant les mots susceptibles de figurer la pensée, tente d’énoncer ses objets et ceux d’un sommeil qui parfois s’oppose au rêve. La parole relevant de croyances au sens d’une corrélation entre signifiés, verbe et pensée etc., Lithoral fera plutôt référence à ce bord où le langage mental étroitement associé à l’idée proposera l’ostension prodigieuse de ses images, leurs présences, au corps invisible dont est fait le Verbe.

Paysages (aux Editions Encres Vives)

Paysages (aux Editions Encres Vives)

  Entre les rochers, l’argent & blanc torrent de ciel. Plus loin, assis sur le pré où le lapiaz affleure, ce couple & ses cinq enfants très propres. Vous êtes beaux,  pauvres & auréolés. L’image est là, anachronique, qui nous lie aux tiges claires des gentianes & de l’arnica, à...
Ecrire

Ecrire

Extraits de Clair mouvant   Écrire sans aucun autre regard Aucune autre voix que celle de l’inquiétude creusant sa fosse de style Liée à l’intention du récit Une mémoire matricielle noue l’indicible à la démesure narrative Sa suspension à l’éros du souffle qui la hante  
Clair mouvant - Editions Encres Vives

Clair mouvant – Editions Encres Vives

L’opercule du mystère est scellé Ed Encres Vives C’est le cadavre d’un chien, un précipité de Jésus   Dont la peau – la fourrure de poème -   Sèche en plein croisement, tannée sous les roues des voitures     …     Le bruit court que l’homme est absent,...
Dormir le temps

Dormir le temps

Anamorphoses – Editions Encres Vives 10.  Je vis des hommes, aux traits sages et sacrés que ne fixait cependant aucun triomphe, prendre le bus ou le métro avec nous. Le visage ravi de Boutès, un de nos compagnons, se délectant du brouhaha de la foule, les faisait sourire. Sortant de...
Permanence d'Ainsi

Permanence d’Ainsi

Editions Encres Vives Le troisième opus de Dormir le temps  - Permanence d’Ainsi -, vient de paraître aux Éditions Encres Vives, dans la belle Collection Encres Blanches.       « Avec beaucoup d’avance, sans langage contemporain, Coquillards enluminés de complaintes, Accomplissant à rebours des rumeurs L’exubérant prodige de s’offrir devant...
Immobilis

Immobilis

  Eglise St Vincent de Tarnos – Photo Jean-Michel Rodriguez       Immobilis       Appartement 1   Transgresser les phonèmes, morphèmes & la soie du silence, fit du voyage – méandre pourrissant -, le prix à payer. Quant au bruissement des planètes, aussi longtemps que cela fut...
Viorel MARINESCU : des entités m'écrivent

Viorel MARINESCU : des entités m’écrivent

« Viorel tu es un imbécile. L’inconscient est une véritable mécanique au langage t’apprenant dans l’instant la vacuité, te renseignant sur l’infini. Tu persistes à travailler la forme, alors que nous t’enseignons le vide. Et que fais-tu lorsque nous te disons que tu es vide d’histoire ? Tu te débats & t’effraies...
Kuôn-ips

Kuôn-ips

Kuôn – ips, le chien-ver, au moment précis où l’élagage de l’arbre de Râ prenait fin, fit pour sa part simplement don de sa ponte. L’eczéma du chêne & de l’églantier, peut être du ciel, fit le reste. Instant réduit à ma niche végétale, me suis de toujours coupé (la...
Jean-François SIMON : la lumière oubliée

Jean-François SIMON : la lumière oubliée

  l’arlequin Devant le résultat du travail de Jean-François Simon, j’ai toujours éprouvé le sentiment qu’une opération magique s’y était produite, comme si les couleurs avaient été appelées à descendre sur la trame de lin de chaque toile afin de rendre forme à ce qu’étrangement nos yeux semblaient n’être jamais...
ESTERIA ; la masse critique poétique

ESTERIA ; la masse critique poétique

Ce texte qui est issu des pores, repousse la parade de l’infini, l’imaginaire collectif. Esteria, pour moi, est une Epochée vibratoire phonématique, où la forme textuelle qui en émane révèle prodigieusement le sens profond des traces et impacts laissés par une langue orageuse, toute crépitante d’arcs, que parfois des agrégats...
Les derniers textes
Extraits de Paliers

Extraits de Paliers

… J’il aura divinement salopé l’avancée, même si l’étranglement fut brutal & que, depuis pas mal de temps déjà, la lumière l’enjoignait¦Fin somptueuse à l’amorce de la belle saison, quand s’introduire, se rapprocher des conférences de ce monde concave s’avéra catastrophique pour les yeux & l’esprit de j’il à force de buter sur la capote...
Enfance

Enfance

  Enfance éternelle de l’atelier, et par la fenêtre   Les Pyrénées, un des innombrables vers de l’épopée   J’ai choisi
MANIFESTE MUTANTISTE de Mathias RICHARD

MANIFESTE MUTANTISTE de Mathias RICHARD

  Un manifeste, c’est d’abord une voix qui révèle l’instant Comme presque tous les manifestes, le MANIFESTE MUTANTISTE de Mathias RICHARD et al est aussi -à mon sens- un essai À quoi servent les manifestes ou les essais ?   À entrer par fulgurances dans la tête de ceux qui se risquent à les parcourir On adhère ou...
La spirale de la parole de Guillaume BERGON

La spirale de la parole de Guillaume BERGON

« Je relirai – y replongerai – sûrement, dans quelques semaines, mais pas avant. » C’est ce que je répondis tout récemment à Mathias RICHARD, lors d’un bref échange de mails à propos du dernier texte publié aux éditions Caméras Animales, La spirale de la parole, de Guillaume BERGON, tant j’étais ressorti épuisé de la lecture de...
Dormir le temps -Anamorphoses -

Dormir le temps -Anamorphoses –

Photo Gérard Teillon -      Dans ta poche, deux feuilles de papier soigneusement pliées : un récépissé du dernier télégramme que tu avais envoyé à tes proches depuis la poste principale de Dessau-Rosslau, deux ans auparavant, avant de prendre la route : « 31 décembre 31. Meilleurs vœux. Tout va bien. Vous écrirai sous peu. Sur le...
D'Ici-là - Revue de détails- Printemps/Eté 2010

D’Ici-là – Revue de détails- Printemps/Eté 2010

  « Non pas dans l’air du temps, mais sous la lumière, depuis la lumière. Ça perce un peu plus chaque fois l’attente, le regard heurté, mais qui petit à petit s’aiguise et glisse sous les contrastes. D’abord la joie, puis la confusion bien sûr, quand rien ne sert tant à l’erreur que ses obstacles....

Dormir le temps (anamorphoses)

Le deuxième volet de Dormir le temps, Anamorphoses, paraîtra très prochainement aux Editions Encres Vives dans la Collection Encres Blanches      La mémoire et le temps, l’ipséité, mais aussi la prospective de l’être, sont au cœur du projet de Dormir le temps. Qui pouvons-nous bien être au fil de nos expériences, ou bien, qui avons-nous...

Dormir le temps (paysages)

Dormir le temps « Paysages », le premier volet d’une série de trois textes, est paru en janvier 2010 aux Éditions Encres Vives, dans la collection Encres Blanches dirigée par Michel Cosem. On peut commander le recueil en prenant contact avec l’éditeur qui vous le fera parvenir contre un règlement de 6,10 Euros. Les chèques seront libellés...

Anthère

… Si autour d’une grâce automatique, les éperons aux pieds, s’enrôlent encore & malgré tout les amours iconoclastes de nos fleurs sans racines, _ c’est pour que les jupes relevées en oraisons imparables, elles aspirent d’un vacarme graissé, l’épanchement crémant d’une came qui ajoure la tyrannie du manège d’artificiels baisers.   _____ Sous la compassion...
Epochè

Epochè

La septième seconde   Eussions-nous préféré tergiverser, qu’il n’aurait pu en être autrement. Dans ton midi obscur nous voudrions tant que tu n’aies cessé de voir les anges descendre sur le rebord de tes fenêtres.   Il entend cela, le camphre des mots. La pièce baigne dans une température constante. Est-ce une pièce ? L’air siffle....
Onuma Nemon

Onuma Nemon

Aux éditions Verticales paraît Roman. Il s’agit d’un texte que Onuma Nemon -l’auteur de Quartiers de on !- écrivit en 1968. La forme est solide, charpentée même, malgré l’absence de chronologie au sens commun d’un déroulement romanesque dont on voit assez rapidement qu’il ne pourrait être envisagé ici que par reprises successives, et donc serait infini...

Accroche ton regard au piquet

    … Ça venait de la baraque de planches & de tôles d’où s’échappait la fumée maigre d’un poêle. Les faibles échos d’une musique techno-rock se dissipaient dans l’air vitrifié. Le dégel transformait insidieusement les champs alentours en bourbier. Vouloir se dégager de la  force était illusoire. S’il n’y a pas de vérité, fut-elle...